Pour tout projet, un document · AdB · CFC 237 · KBOB
Le cahier des charges de l'automation du bâtiment. La feuille de route.
Le chauffagiste écrit le chauffage, l'électricien l'électricité, l'éclairagiste la lumière. Personne n'écrit comment tout cela doit se comporter ensemble. C'est la raison pour laquelle tant de bâtiments, neufs ou récents, vivent comme des îles : chaque système décide seul, aucune logique commune n'arbitre.
Le cahier des charges de l'automatisation fixe, avant les appels d'offres, ce que chaque technique doit publier, accepter et faire avec les autres. Dans un projet à naître, il s'écrit avant. Dans un bâtiment en service, il se reconstitue. Sans lui, la performance n'est pas une exigence : c'est un espoir.
Le lot existe déjàLe Code des frais de construction le prévoit : CFC 237, Automatismes du bâtiment. Dans la plupart des projets, ce lot est vide ou réduit à une liste d'équipements, parce que personne n'écrit ce qu'il doit faire. Nous le remplissons : le cahier des charges de l'AdB, l'automation du bâtiment, est le contenu du CFC 237.
La référence : la norme SIA 386.110/111 (SN EN ISO 52120-1) classe la performance de l'automation d'un bâtiment de D à A. Le cahier des charges fixe la classe visée, la recette la vérifie. Les maîtres d'ouvrage publics l'exigent déjà pour leurs propres bâtiments : un concept d'automation établi en cahier des charges, qui définit le fonctionnement de tous les éléments gérés par l'AdB, avec des synoptiques précis. Les recommandations de la KBOB, la conférence des maîtres d'ouvrage publics, vont dans le même sens : technique MCRG définie dans le cahier des charges du projet, protocoles ouverts avec BACnet, sécurité informatique de l'automation, documentation d'ouvrage. La KBOB le rappelle aussi : l'automation ne pèse qu'une part faible des frais de construction et décide d'une part déterminante des frais d'exploitation. Ce sont les références des maîtres d'ouvrage publics ; nous les appliquons à tout projet, public ou privé.